Guide

Dis, c’est quoi un digital nomad ?

Digital nomad, location independent, ou, en français, nomade digital, technomade, nomade numérique (cocorico), ces néologismes apparaissent depuis peu sur nos fils d’actualités et dans nos journaux.

Si vous avez atterri sur cet article, vous savez probablement déjà que ce que l’on appelle un « Digital Nomad » est une personne qui travaille sur le web à distance et qui voyage. Une personne avec un compte Instagram bien rempli et à l’outil de travail personnifié :  MacBook se dore la pilule sous les cocotiers, MacBook sirote un Américain dans un espace de coworking branché, MacBook est hyper looké avec ces stickers de surf trop cools.

Peut-être même que ça vous a donné envie.

Bon, ok.

 

Mais, travailler en voyageant, ça sert à quoi à part à craner sur les réseaux sociaux ?

Avoir la possibilité de travailler en voyageant remet en cause la relation que nous avons tous au regard de notre emploi du temps. Soudain, le monde n’est plus binaire – on ne vit plus uniquement dans deux états : déprimés au boulot, resserrant notre cravate et traînant la patte, souriants en vacances, bronzés et heureux dans notre belle chemisette à fleurs.

On peut travailler en étant libres de reprendre pleine possession de notre temps. Et le prendre. Prendre notre temps pour découvrir le monde, crapahuter sur ses plus belles montagnes, goûter à ses cultures plurielles. Sortir de la course et connaitre en profondeur les lieux que l’on investit. Découvrir le monde par l’expérience de faire son nid ici ou là plutôt qu’en filant de points touristiques en points touristiques.

 

Et alors est-ce que cela veut dire qu’on bouge tout le temps ?

Non.

Etre un nomade digital ne signifie pas que l’on est toujours en mouvement. L’idée n’est pas non plus de collectionner les miles et de brandir le compteur de pays visités comme un accomplissement, en espérant que quelqu’un nous donne une médaille.

L’idée c’est de se libérer de la contrainte géographique induite par le travail. Ça veut dire que, si je veux, je peux aller vivre en Colombie 6 mois, partir en voyage, passer 2 mois chez mes parents ou rester en France des années. En fait, ça veut dire que je suis où je veux, quand je veux.

La richesse de ce mode de vie ne réside alors pas dans le fait d’être effectivement en mouvement, mais dans la liberté que chacun a de se mettre en mouvement.

 

On signe où ?

C’est le truc. On ne signe nul part. Il va falloir réfléchir et inventer. Inventer son travail. Inventer son agenda. Penser. Tester. Sauter dans le vide. Rater. Apprendre. Reprendre. Fixer le vide. Penser encore. Se griller deux trois neurones. Lire. S’en griller une. Essayer encore. Réussir. Penser. Sauter. Reprendre.

C’est un long cheminement car cela implique de sortir du cadre habituel dans lequel nous évoluons depuis que nous nous sommes époumonés pour la première fois devant les yeux mouillés de nos vieux. Ce sont des heures de réflexion, de recherche, de doutes et d’excitation lorsque l’on ouvre les boites de pandore disséminées sur la route.

Et puisque je suis moi-même sur le chemin, dans ce blog, je partage avec vous mes découvertes.

 

Vous avez aimé l'article ? Applaudissez ! (61)
Article suivant

Vous aimerez peut-être

2 Commentaires

  • Répondre 16 choses qui ont bien changé depuis que je suis nomade digital ! 28 décembre 2017 à 7 h 40 min

    […] un nomade digital ? En voici 2 de bonnes partagées il y a peu sur mon compte Facebook : ici et ici […]
    Voir le site de l’auteur

  • Répondre Kalagan 14 novembre 2017 à 17 h 23 min

    C’est quoi cette improbable confrérie des Chevaliers de la Mangue ?
    Haha… Rien que pour le nom, ça donne envie.
    On signe où ? Ha non, c’est vrai… On n’a plus besoin de signer 🙂

    Si tu vas en Colombie, fais-moi signe, j’y passe souvent.

  • Laisser un commentaire